Interview d’auteur/e/s: Marc Chiny

Bonjour tout le monde, aujourd’hui nous allons continuer la nouvelle série d’articles. Je vous emmène donc à la découverte d’auteur/e/s qui ont bien voulu répondre à quelques questions concernant leur métier et sur leur/s roman/s. Ce rendez-vous aura lieu tout les mercredi. Et aujourd’hui, nous continuons avec Marc Chiny.

1) Pourriez-vous me raconter comment vous avez commencé à écrire ?

MC : Comme tout le monde : en arrivant à la maternelle ou à l’école primaire et en écoutant la « maîcresse ». C’est si loin ! Plus sérieusement, quelques jours avant Noël 2016, je marchais et il m’est venu une idée de roman. Quelque chose de valable et de suffisamment important à partager.

2) Avez-vous déjà eu un journal intime, des carnets où vous releviez des citations, des pensées… ?

MC : Rien de tout cela. Sois je surligne dans le livre, soit je retiens une citation (principalement des répliques de films).

3) Comment vous est venue l’idée de publier ?

MC : L’esprit du partage, rien de plus. Et c’est facile dans mon cas en attendant de dégotter un éditeur, je connais tous les outils de mise en page de par mon métier. Aucune difficulté hormis cette suprême préoccupation : est-ce que ça plaira ? Depuis des millénaires, l’écrire existe ou sinon le dessin, la sculpture. Dans quel but ? de montrer, de partager, de… on va garder ça pour une autre interview ! d’accord ?

4) À partir du moment où vous avez publié votre premier ouvrage, vous a-t-il été plus facile (ou plus difficile) de publier ensuite?

MC : Le long parcours du premier roman m’a permis d’accélérer. Bien sûr, le deuxième arrive (je vais le scindé tant il y a de la matière à écrire). Et comme les idées de romans se bousculent, j’ouvre simplement les vannes et j’œuvre à écrire. Le point clé de la difficulté, pour l’instant, reste la préoccupation de faire connaître celui que j’ai édité. Cela ralentit malheureusement le prochain prochain roman. Bien sûr qu’un éditeur soulagerait cet casquette commerciale par son réseau.

5) Pouvez-vous me parler en quelques mots de chacun des livres que vous avez publié ( ou s’il y en a trop, de quelques-uns de votre choix) ?

Un seul comme je disais. « De Vies à Trépas, l’immortalité passe par la mort » est né après le roman zéro (dont j’ai suspendu l’écriture). Ma préoccupation reste de pouvoir écrire longtemps. Mais à 53 ans (à l’époque), je me désolais du temps qu’il me reste à vivre. Hypothétiquement, mon espérance de vie se situe entre 10 et 30 ans ? Ainsi, je me suis imaginé retourner à l’école dans ma prochaine vie. Je DÉTESTE la maternelle (pas seulement) ! Mon héros était né ! Un humble herboriste qui, pour survivre vers une prochaine vie, s’appropriera tout corps humain dans le coma. Pourquoi cette profession ? Il soigne. Actuellement ce métier disparaît au profit de la pharmacopée chimique du développement de molécules inconnues sur Terre. Je prends donc position pour la nature, généreuse et salvatrice. Guíshen, mon héros, deviendra immortel par accident (la faute à l’auteur !).

6) Avez-vous des rituels pour écrire ?

MC : allumer l’ordinateur, s’agenouiller devant et poser le front sur le clavier une dizaine de fois. Caresser la souris et embrasser ensuite l’écran. En fait, allumer l’ordinateur, trier les spams vite fait, écrire une idée qui m’est tombé au réveil, regarder un replay de téléfilm romantique (mais aucune histoire d’amour ne me vient comme idée, plutôt un chapitre souvent sans rapport avec le tv[film] !). Dormir davantage. Et inversement : si j’ai trop d’idées, je dors peu, jugulant ainsi le flot d’idées au profit de la finalisation du roman actuel.

7) Que voulez-vous transmettre à travers vos livres?

MC : Pour l’instant, offrir de la joie, de l’espoir qu’on n’est pas un simple morceau de viande qui sera enterré ou grillé un jour ou l’autre. De l’espoir d’amour(s). Susciter l’intérêt d’apprendre de nouvelles choses. L’ebook est idéal, car j’ajoute des liens si la lectrice ou le lecteur désire en savoir plus sur un élément important de mon livre. D’offrir ma prédiction (mon extrapolation, mon anticipation en somme) dans mes deux prochains romans si personne ne s’aperçoit que nous vivons de plus en plus dans une société carcérale dont le résultat final est de devenir inculte et d’avoir pour parole d’évangile les médias, source abondante de contenus en données périmable. Avec aussi d’autres choses importantes que je détaillerais dans ma dystopie. Donc, je prends encore position. L’idée motrice que nous, les artistes de tous horizons, nous rêvons du futur, qu’il soit pire ou meilleur. Je présenterais dans le tome 4 une société utopique possible mêlée à d’autres genres : S.F. & du sentimental.

8) Qu’éprouvez-vous avant la sortie d’un roman?

MC : j’en ai plein le dos… au sens propre ! La finalisation de mon premier roman m’a généré une tension interne telle que cela m’a bloqué les reins durant 6 semaines. Cela va mieux depuis dix jours ! Heureusement, je pouvais encore travailler tel un… papy sans sa canne !

9) Quels sont vos futurs projets? (Nouveau livre,…)

MC : Ça se bouscule au portillon. J’ai ma saga sur 6 tomes. Je connais le début des tomes 4 à 6. Ensuite, il y a deux ou trois romans à part. Un essai romantique-fantastique d’un pauvre type de vingt ans, orphelin et qui provoque trop de… (spoiling attention !) Ce dernier devrait être amusant. J’ai aussi le roman zéro (fantasy plutôt pour ado) à terminer… donc en mettant les bouchées doubles, je devrais avoir fini dans cinq ans ? Espérons que mon lectorat suivra la multiplicité des genres que je mélange d’ailleurs. Du moment que l’ensemble reste cohérent, je ne vois pas le problème !

10) Quel(s) conseil(s) donneriez-vous à vos lecteurs rêvant de devenir écrivain?

MC : Comment conseiller lorsqu’on est l’illustre inconnu d’une interview et sans notoriété ? Avec présomption, prétention, voire vanité ? Pour ce faire, je contourne la question : trouver un maître à penser. Pour développer son savoir-faire de l’écriture : étudier les livres d’Antoine Albalat dont le premier : « L’art d’écrire enseigner en 20 leçons » lui a valu dix mille ventes entre 1899 et 1903, je crois ! Rien n’est désuet. L’Auteur ou l’autrice devra amplifier tout ce qui peut être générateur (une muse ?) de récits (destiné à l’écrivain-romancier, on est d’accord). Oser. Devenir sourd aux critiques destructrices (virer la belle-mère de sa vie, par exemple !) et donc trouver un entourage qui soutient. De bons bêta-lecteurs (merci à Sophix, elle se reconnaîtra). Maîtriser un logiciel performant si le futur auteur/autrice génère trop de texte à écrire (sans Scrivener, j’aurais abandonné, tant les autres logiciels testés sont lents et/ou lourds). Je ne parle même pas du papier, d’un stylo ou d’une plume. Et bien sûr taper mieux des dix doigts avec son clavier. Faire taire le chien de la voisine (peu importe, tu écris une nouvelle avec un chien qui se fait écraser. Si le chien n’aboie plus, alors il faut trouver un éditeur pour cette nouvelle !). Écrire, écrire. Comme le sport, deux ou trois fois par semaine minimum sur deux ou trois heures intensives. Pour finir, peut-être ce que je considère les points les plus importants : aimer son lectorat (plus difficiles s’il y a des détracteurs), source de bien-être et de partages nombreux et constructifs. Et enfin rester authentique. Mais après tout, qui suis-je pour donner de tels conseils ? Hein ? Restez pragmatique et expérimentez ce qui vous sied.

Et voilà pour cette nouvelle interview 🙂

Ses réseaux sociaux:
Son Site
Facebook

Où trouver ses romans:
De Vies à Trépas: L’immortalité passe par la mort

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s