Interview d’auteur/e/s: Dominique Vernier

Bonjour tout le monde, aujourd’hui nous allons continuer la nouvelle série d’articles. Je vous emmène donc à la découverte d’auteur/e/s qui ont bien voulu répondre à quelques questions concernant leur métier et sur leur/s roman/s. Ce rendez-vous aura lieu tout les mercredi. Et aujourd’hui, nous continuons avec Dominique Vernier.

Pourriez-vous me raconter comment vous avez commencé à écrire ? Avez-vous déjà eu un journal intime, des carnets où vous releviez des citations, des pensées,… ? Comment vous est venu l’idée de publier? À partir du moment où vous avez publié votre premier ouvrage, vous a-t-il été plus facile (ou plus difficile) de publier ensuite? Pouvez-vous me parler en quelques mots de chacun des livres que vous avez publié ( ou s’il y en a trop, de quelques-uns de votre choix) ? Avez-vous des rituels pour écrire ? Que voulez-vous transmettre à travers vos livres? Qu’éprouvez-vous avant la sortie d’un roman? Quels sont vos futurs projets? (Nouveau livre,…) Quel(s) conseil(s) donneriez-vous à vos lecteurs rêvant de devenir écrivain?

Tout est parti d’une boutade lors des vacances d’été 2013. Depuis le milieu des années 80, j’ai une maison dans le Tarn, à Montredon-Labessonnié plus précisément, et avec ma famille nous y passons tous nos congés. Alors qu’avec un ami nous promenions sur le GR 36, en traversant le hameau du Pradel, je ne sais plus de quoi nous parlions, André a lâché : « L’assassin habitait au Pradel, serait un bon titre. » Cette phrase a longtemps trotté dans ma tête et lorsque j’ai pris ma retraite, je me suis dit que ce se serait le moment de penser à mettre en musique l’assassin du Pradel. J’ai commencé le roman en octobre 2016 avec une page blanche sur laquelle figurait un titre et c’est tout. Pour ne pas commettre d’impair et froisser certaines personnes, ma première idée a été de changer les noms, Le Pradel est devenu Le Pradès, Montredon-Labessonnié s’est transformé en Montsonnié et ainsi pour tous les sites de la région, car il était évident que le cadre du livre serait celui de ce petit coin du Tarn qui m’est si cher. J’explique tout cela dans la note de l’auteur de mon premier roman, L’Assassin habitait au Pradès. Tout est allé très vite. J’ai écrit sans plan, les idées me sont venues au fur et à mesure et je découvrais l’intrigue, tout comme le lecteur. Je travaillais à raison d’une à deux heures maximum le matin. Mon épouse travaillant à mi-temps, je profitais de mes moments de tranquillité pour me consacrer à l’assassin. Je n’ai pas de bureau, l’ordinateur portable est sur la table du séjour. Trois mois plus tard mon manuscrit était terminé. En fait, je me suis retrouvé avec un roman bâtit selon le principe des séries télévisées, une saison à trois épisodes. C’est venu naturellement. Un polar campagnard à l’ancienne, trois histoires différentes mais liées entre elles. Le personnage principal est le chef de la petite brigade de gendarmerie, les autres acteurs sont les habitants du village avec leurs habitudes et leurs difficultés, l’épicière, le patron du café, le curé, le pompier, le maire… N’ayant aucune idée de l’intérêt de mon manuscrit, je l’ai soumis à la lecture de mes filles et de mon gendre qui est instituteur. Ils m’ont tous dit que c’était bien, mais ça ne me satisfaisait pas. Alors je me suis mis à la recherche d’une personne qui saurait juger le manuscrit avec impartialité. J’ai trouvé une écrivaine publique qui, après pris avoir pris connaissance du manuscrit m’a conseillé de le transmettre à des éditeurs ; ce que j’ai fait sans grande conviction. Quelques semaines plus tard, j’ai reçu un contrat de publication d’Edilivre. Trop heureux, j’ai répondu immédiatement. J’aurais dû patienter car les autres maisons d’édition ont toutes répondu favorablement. L’Assassin habitait au Pradès est paru en juin 2017. Séduit, l’adjoint à la culture de Montredon-Labessonnié m’a présenté à la presse et, depuis, je suis une célébrité locale. Du coup, j’ai écrit une suite, Le Diable habitait au Pradès, paru en avril de cette année. Mêmes conditions d’écriture, mêmes lieux, mêmes personnages, trois histoires imbriquées entre elles. J’ai prévu un troisième volet, sortie début 2019. J’ai des reconnaissances de terrain à faire cet été, dans d’anciennes galeries de mine notamment. Dans un autre domaine et avec une écriture totalement différente j’ai publié trois autres ouvrages : Comme une vie qui s’en va, une biographie de ma mère décédée accidentellement en 1993 à partir de notes qu’elle avait rédigées sur un cahier ; Inachevé, un roman que ma mère avait commencé avant son accident et que je me suis attaché à terminer ; Arrêt sur im’âges, un recueil de textes courts où je décris mon parcours de vie entre la Haute-Saône qui m’a vu naître et le Var où je vis actuellement. J’ai présenté une nouvelle, Fleur, au concours « Prenez la parole ! » organisé en 2017 par Edilivre en partenariat avec l’association le Refuge.

L’éditeur vient de publier un recueil des 24 meilleurs textes, LGBTQ, Fleur en fait partie. Depuis la sortie de mon premier polar, je participe à des dédicaces dans des librairies et à des salons du livre. C’est enrichissant et ça fait rencontrer des personnes intéressantes et passionnées.

Pour répondre à vos autres questions, j’avais envie d’écrire depuis quelques temps, seulement il me fallait du temps et un sujet, la retraite et l’assassin tombaient à pic. J’y ai pris goût et tant que je le pourrai je continuerai à écrire. Pas pour être célèbre et m’enrichir, mais par plaisir et avoir le sentiment de faire quelque chose qui restera. Je laisse mes livres en héritage à mes enfants et petits-enfants, comme ma mère m’a laissé son cahier et son roman inachevé.

Si je devais donner un conseil à ceux qui voudraient se lancer dans l’écriture, je leur dirais : « Allez-y, foncez. Si ça marche tant mieux, sinon tant pis, mais essayez. » Si l’on m’avait dit qu’un jour j’écrirais et que je serais publié, jamais je ne l’aurais cru.

Voilà pour cette nouvelle interview 🙂

Ses réseaux sociaux:
Facebook

Où trouver ses romans:
Arrêt sur im’âges
Le Diable habitait au Pradès
Comme une vie qui s’en va
L’ASSASSIN HABITAIT AU PRADÈS

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