Interview d’auteur/e/s: Laurence Lopez Hodiesne

Bonjour tout le monde, aujourd’hui nous allons continuer la nouvelle série d’articles. Je vous emmène donc à la découverte d’auteur/e/s qui ont bien voulu répondre à quelques questions concernant leur métier et sur leur/s roman/s. Ce rendez-vous aura lieu tout les mercredi. Et aujourd’hui, nous continuons avec Laurence Lopez Hodiesne.

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1) Pourriez-vous me raconter comment vous avez commencé à écrire ?

Selon la légende familiale, lors de ma naissance, j’ai piqué le stylo du gynécologue dans la poche de sa veste, ce devait être un signe. Plus sérieusement, j’ai appris à lire et à écrire très tôt grâce à ma grand-mère. J’ai donc tout naturellement pris son nom de famille pour l’ajouter à celui de mon mari comme nom d’auteur. Enfant, j’ai tout de suite aimé écrire. Fille unique jusqu’à l’âge de huit ans, je m’ennuyais, aussi la lecture et des petits écrits divers comme des poèmes ou histoires courtes me permettaient de passer le temps agréablement. Puis ma sœur et ensuite les jumeaux sont arrivés. À partir de ce moment-là, l’écriture m’a permis de m’évader… Mes textes portaient sur tout. Le chien, le chat, les princesses, enfin tout ce qui peut intéresser à cet âge-là. Des histoires de plus en plus longues. Puis un jour, j’ai décidé d’écrire un roman policier. J’en lisais beaucoup. Un registre difficile, ce n’était finalement pas ma tasse de thé. J’en ai tout de même terminé deux. Enfin, j’ai changé de registre, je suis passé à un style d’écriture me convenant beaucoup mieux. La romance paranormale, des nouvelles et essais…

2) Avez-vous déjà eu un journal intime, des carnets où vous releviez des citations, des pensées,… ?

Pendant toute mon enfance, j’ai eu un journal intime traînant aujourd’hui dans un placard. Un compagnon silencieux pour une petite fille, un fidèle ami complice de vos mots et maux. Quant aux carnets, j’en ai des tonnes. Dans le tiroir de la table de nuit pour si jamais une idée me vient subitement, dans ceux de ma commode, dans mon sac, etc…Quelquefois, j’écris même sur un bout de papier. Le tout est de ne pas le perdre ensuite ! En fait, bien que ce soit plus facile de se servir du PC, il m’arrive bien souvent d’écrire à la main certains passages de romans, voire des chapitres entiers.

3) Comment vous est venu l’idée de publier?

L’un de mes essais de romans policiers est parti chez les Editions Bernard Grasset il y a… quelques années. En effet, à cette époque, j’ai rencontré Yves Berger lors d’un salon du livre. Il m’a gentiment proposé de lui envoyer mon manuscrit. Ce que j’ai fait. Il l’a refusé, mais m’a écrit une charmante lettre pour expliquer ce refus. Comble d’attention, Monsieur Berger m’a fait parvenir une fiche de lecture où était indiqué tout ce qui n’allait pas. Par la suite, j’ai suivi à la lettre ces consignes. À la naissance de mes deux premiers enfants, j’ai fait une pause. Lorsque j’ai terminé mon roman « Au-delà d’un héritage » dont le titre était alors différent, je l’ai envoyé à quelques éditeurs. Très peu en fait. Les réponses furent négatives. Bon, en choisissant uniquement des grandes maisons d’éditions, c’était presque couru d’avance. Ensuite, j’ai rencontré un auteur, Jérôme Cayla, par l’intermédiaire de son blog. Je lui ai envoyé mon roman, il l’a lu, m’a donné des conseils – je l’ai d’ailleurs cité dans la page remerciements de mon roman – et m’a parlé de son éditrice. Alors, j’ai envoyé mon manuscrit à cette dernière. Après des mois d’attente, j’ai eu la chance d’être retenue mais malheureusement la maison d’éditions a fait faillite juste avant la sortie du roman, genre un mois avant. Jean d’Aillon, l’un de mes écrivains favoris- également cité dans à la fin de mon livre – m’a conseillé de publier sur Amazon. C’est ce que j’ai fait. Pour mon dernier bébé, j’ai trouvé une petite maison d’édition. Cette dernière m’a fait travailler sur le texte… longtemps. Dommage que les relations soient aussi formels.

4) À partir du moment où vous avez publié votre premier ouvrage, vous a-t-il été plus facile (ou plus difficile) de publier ensuite?

Franchement, tant que l’on n’est pas reconnu comme auteur, cela reste difficile de se faire publier. Évidemment, je ne parle pas d’Amazon. Chez eux, il est simple d’éditer un livre, mais il faut conquérir son lectorat, ce qui n’est pas si facile. Les petites maisons d’éditions permettent la diffusion sur le marché, mais en ce qui concerne la promotion c’est une autre histoire.

5) Pouvez-vous me parler en quelques mots de chacun des livres que vous avez publié (ou s’il y en a trop, de quelques-uns de votre choix) ?

J’ai une relation particulière avec « Au-delà d’un héritage » car il a failli être publié par la voie « normale ». Il m’a aussi permis de me faire connaitre sur Amazon. « Je ne suis que la secrétaire » est un essai. Il s’en vend chaque mois quelques-uns, car il ne coûte pas cher et s’adresse à beaucoup de monde. « Âmes en sursis » dont je viens de changer la couverture, l’ancienne n’étant pas assez attrayante à mon avis, est un recueil de nouvelles, c’est plus difficile de trouver son public. Quant à « Quelques mots auraient suffi » il me tient vraiment à cœur. Il est différent par bien des points de ses petits frères. Là aussi, j’ai bénéficié d’un conseil de Jean d’Aillon en ce qui concerne l’histoire. En tout cas, j’espère sincèrement que ce livre trouvera ses lecteurs.

6) Avez-vous des rituels pour écrire ?

J’avoue aimer le silence pour écrire. J’aime beaucoup travailler la nuit car on se sent seule au monde. Et en principe, personne ne vous dérange. Les heures défilent souvent à toute vitesse, mais ne dormant pas beaucoup, ce n’est pas dérangeant. Bien sûr, j’écris si je le peux dans la journée, mais toujours de façon solitaire. Ma hantise alors, que le téléphone ou le parlophone sonne, coupant court à l’inspiration.

7) Que voulez-vous transmettre à travers vos livres?

Écrire c’est aimer partager. En racontant une histoire autour d’un feu de camp, une conteuse touche quelques personnes. Un auteur fait la même chose, mais il a la possibilité de le faire à plus grande échelle. Bien entendu, s’il trouve son lectorat. J’aime cette idée de pouvoir transmettre une ou plusieurs émotions à une personne appréciant mes écrits. Dans mon roman « Quelques mots auraient suffi » il y a un message. Si quelques personnes le comprennent, c’est merveilleux.

8) Qu’éprouvez-vous avant la sortie d’un roman?

C’est un peu comme la naissance d’un enfant, la douleur de l’enfantement en moins. On est arrivé au bout de notre idée, on a réussi à la coucher sur papier. On a beaucoup travaillé pour qu’il soit le manuscrit le plus parfait possible. Une question nous taraude alors, va-t-il trouver son public ? Vient alors le moment où c’est à nous, auteurs, de lui faire faire ses premiers pas de nourrisson de papier.

9) Quels sont vos futurs projets? (Nouveau livre,…)

L’année 2018 sera consacrée en grande partie à la promotion de mes ouvrages. L’écriture est aujourd’hui ma priorité absolue. J’ai déjà quelques séances de dédicaces prévues en librairies. Je travaille évidemment sur un nouveau livre. Une histoire se passant au dix-neuvième siècle. Ainsi que sur un essai, dans le même genre que « Je ne suis que la secrétaire ».

10) Quel(s) conseil(s) donneriez-vous à vos lecteurs rêvant de devenir écrivain?

Pratiquer la gymnastique lecture et écriture assidûment, sans jamais louper un seul cours. Ne pas écrire pour épater la galerie, mais plutôt pour transmettre quelque chose. Surtout, ne pas oublier que c’est un travail de longue haleine, mais dont la juste rémunération ne sera pas toujours au rendez-vous. Malgré cela, si des mots se promènent sans cesse dans votre esprit, se rencontrent soudainement et forment une histoire ou plusieurs, alors votre seul choix est de leur offrir un lieu propice à une belle vie.

Voilà pour cette nouvelle interview 🙂

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Où trouver ses romans?
JE NE SUIS QUE LA SECRÉTAIRE …
AU-DELÀ D’UN HÉRITAGE
Quelques mots auraient suffi
Âmes en sursis: Recueil de Nouvelles

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