Interview d’auteur/e/s: Jules Mudhiac

Bonjour tout le monde, aujourd’hui nous allons continuer la nouvelle série d’articles. Je vous emmène donc à la découverte d’auteur/e/s qui ont bien voulu répondre à quelques questions concernant leur métier et sur leur/s roman/s. Ce rendez-vous aura lieu tout les mercredi. Et aujourd’hui, nous continuons avec Jules Mudhiac.

1) Pourriez-vous me raconter comment vous avez commencé à écrire ?

L’écriture est quelque chose qui est arrivé assez tardivement chez moi. J’ai toujours été plus matheux que littéraire. Enfant, j’ai été sensibilisé aux livres et à la lecture, mais ça n’est jamais devenu une véritable passion. J’ai commencé à écrire lorsque je suis arrivé à la fin d’un cycle à deux visages. Le premier, c’est la volonté de raconter des histoires. Je suis musicien depuis mon plus jeune âge, c’est par la musique que j’ai commencé à prendre du plaisir à raconter des histoires. Le deuxième levier est celui de l’autoédition. C’est dans cet univers que j’ai lu les premiers livres qui m’ont marqué. J’y ai trouvé une liberté de ton et d’anticonformisme qui m’a toujours épaté. Après avoir lu énormément d’auteurs émergeant de ce monde, j’ai eu envie de prendre la plume. La volonté de « boucler la boucle ». L’écriture a été l’occasion de pouvoir raconter des histoires d’une
nouvelle façon. Je crois aussi beaucoup à l’idée qu’on écrit ce qu’on aurait eu envie de lire. Ce qui est aussi mon cas.

2) Avez-vous déjà eu un journal intime, des carnets où vous releviez des citations, des pensées,… ?

Je n’ai jamais eu de journal intime ou de carnet. Tout du moins rien de très sérieux.

3) Comment vous est venu l’idée de publier?

Elle est venue de… nulle part. Lorsque j’ai commencé à écrire mon premier manuscrit, je n’avais pas du tout dans l’idée de publier quoi que ce soit. J’avais envie d’écrire quelque chose qui me tenait à cœur, mais dans une démarche strictement introspective. Un challenge personnel. Au détour d’un échange avec des amis, j’ai confié que je venais de terminer l’écriture d’un manuscrit. Ils m’ont alors demandé s’ils pouvaient le lire. Ils m’ont même expliqué qu’ils aimeraient le lire ! J’ai accepté l’idée, plus pour rigoler qu’autre chose. Les retours ont été très bons, et m’ont poussé à ne pas laisser le manuscrit dormir dans un tiroir. Par ailleurs, l’idée de pousser le projet jusqu’à la publication me semblait être une idée tout à fait en accord avec la philosophie du projet : aller jusqu’au bout des choses. Je me suis donc lancé. En autoédition, sans hésiter très longtemps…

4) À partir du moment où vous avez publié votre premier ouvrage, vous a-t-il été plus facile (ou plus difficile) de publier ensuite?

C’est une excellente question… que je me pose ! Mon premier roman, La Symétrie de l’Effet (LSDE) sera publiée au premier trimestre 2018, je n’ai donc pas encore de recul pour répondre à ça. J’ai lu énormément de témoignages là-dessus, tous semblent assez unanimes : il faut lancer son deuxième manuscrit avant de publier le premier pour résister aux turbulences d’une première publication. Je verrai bien ce que l’avenir me réserve.

5) Pouvez-vous me parler en quelques mots de chacun des livres que vous avez publié ( ou s’il y en a trop, de quelques-uns de votre choix) ?

Je ne vais pas être très long puisque je n’ai qu’un seul roman à évoquer, LSDE. C’est un roman contemporain, aux connotations Feel-Good qui aborde le sujet des rencontres modernes. On s’immerge dans le quotidien de Léo, un parisien trentenaire qui chercher à rencontrer quelqu’un. Au milieu des péripéties de la vie d’un trentenaire d’aujourd’hui, le roman pose la question de ce que veut réellement dire « rencontrer quelqu’un ». On a le sentiment que, de nos jours, c’est un exercice trivial et à la portée de tous. Je m’inscris vraiment en faux avec cette idée. Pour avoir fait énormément de rencontres ces dernières années, je crois que la période dans laquelle nous vivons rend la chose terriblement compliquée. L’autre thème majeur du roman est celui de l’individuation, un thème qui me tient à cœur.

6) Avez-vous des rituels pour écrire ?

Assez peu qui sont atypiques, je pense. Je cherche toujours à m’immerger dans ma bulle lors d’une session d’écriture. Je coupe donc tout ce qui peut me déconcentrer : portable, télé, radio … Je m’isole aussi. Je commence chaque nouvelle séance par la relecture de ce que j’ai écrit la dernière fois. La plupart du temps, je mets de la musique pour finir de me couper de ce qui m’entoure. À part ce besoin de me couper de mon environnement, je n’ai pas d’autres rituels.

7) Que voulez-vous transmettre à travers vos livres?

J’aime énormément l’idée de faire réfléchir le lecteur. J’ai essayé dans LSDE de proposer quelque chose avec plusieurs grilles de lectures. On peut lire le livre au premier degré et
suivre les aventures de Léo sans arrières pensés. Et puis il y a d’autres niveaux de compréhension. Qui me sont chers. En tout état de cause, je pense que chacun pourra y trouver ce qu’il a envie d’y trouver. J’aime aussi beaucoup l’idée de marier les registres: sérieux, autodérision, humour, émotions, réflexions. Ce mélange des genres est un cocktail qui me plaît beaucoup. Je pense que pendant sa lecture, un lecteur doit être embarqué dans des émotions très hétérogènes.

8) Qu’éprouvez-vous avant la sortie d’un roman?

Un mélange d’appréhension et de plaisir. L’appréhension, car ce n’est pas rien de publier son premier roman. C’est énormément de travail, on espère que ça plaira au plus grand nombre. L’appréhension de perdre le contrôle aussi. Jusqu’alors, je pouvais remanier le roman comme je le souhaitais, je gardais la main dessus. À partir du moment où le livre sera publié, je perds tout ça. C’est un point de non-retour ! Mais c’est aussi (et surtout) beaucoup de plaisir. La satisfaction d’être allé au bout du projet. Le plaisir de pouvoir partager le roman avec les autres, au-delà même de mon cercle proche.

9) Quels sont vos futurs projets? (Nouveau livre,…)

Pour le moment, je me concentre entièrement sur la sortie du livre. Les derniers préparatifs, les derniers choix (souvent les plus compliqués à faire). Je pense que je suivrais les conseils d’autres auteurs et je commencerai mon deuxième roman avant la publication du premier !

10) Quel(s) conseil(s) donneriez-vous à vos lecteurs rêvant de devenir écrivain?

Je pense que le plus important c’est le plaisir. Il ne faut jamais perdre cela. Ça ne sert à rien de forcer les choses. Il ne faut pas avoir peur d’oser aussi. On a vite fait de se dire qu’on n’est pas légitime ou pas capable. C’est un poison dont il faut se défaire. On ne risque rien à sauter le pas, surtout lorsque le plaisir est là !

Voilà pour cette nouvelle interview 🙂

Où trouver son roman:
La symétrie de l’effet

Ses réseaux sociaux:
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