Interview d’auteur/e/s: Mélanie De Coster

Bonjour tout le monde, aujourd’hui nous allons continuer la nouvelle série d’articles. Je vous emmène donc à la découverte d’auteur/e/s qui ont bien voulu répondre à quelques questions concernant leur métier et sur leur/s roman/s. Ce rendez-vous aura lieu tout les mercredi. Et aujourd’hui, nous continuons avec Mélanie De Coster.

1) Pourriez-vous me raconter comment vous avez commencé à écrire ?

J’ai commencé à raconter des histoires très tôt. Dans un carton, chez moi, j’ai encore des petites fiches cartonnées sur lesquelles mon père avait noté les récits que je lui dictais, avant de savoir écrire ! Il paraît que j’avais une nounou qui me lisait beaucoup d’histoires, ça a dû m’influencer ! J’ai essayé d’écrire mon premier roman à 11 ans, mais je n’ai pas tenu sur la distance, alors j’ai composé des nouvelles pendant des années. Le jour où je suis venue au bout de l’écriture d’un roman, je n’ai plus jamais réussi à rédiger des nouvelles !

2) Avez-vous déjà eu un journal intime, des carnets où vous releviez des citations, des pensées,… ?

Je peux dire « les 3 » ? Le journal intime, de mes 10 ans à mes 20 ans à peu près. J’ai commencé à relever des citations vers 13-14 ans. Et de temps en temps je les relis, parfois en me demandant ce que j’y trouvais, mais le plus souvent en étant toujours aussi émerveillée du talent de certains auteurs. Et j’ai plein de petits carnets de note avec des jets d’idées, des bouts de choses à mettre dans des romans, des thématiques… Si je devais écrire sur tous les sujets qui remplissent ces carnets, il me faudrait plusieurs vies !

3) Comment vous est venu l’idée de publier?

Ecrire, c’est bien, mais si on n’est pas lu, c’est un peu stérile. Très tôt, j’ai partagé mes textes avec mes proches, mes amis. J’ai le souvenir de voyages en train avec des bandes de copines où je faisais passer le temps en improvisant des récits pour elles ! Alors, naturellement, j’ai voulu très tôt être publiée pour qu’encore plus de personnes puissent me lire. Comme beaucoup d’auteurs, j’ai d’abord tenté l’édition traditionnelle. Parfois avec du succès, parfois non. Je suis ce que l’on appelle une autrice hybride, avec des titres en indépendante et d’autres dans des maisons d’édition. Quand j’ai compris que je n’avais rien à perdre, mais tout à gagner, en proposant directement mes ouvrages aux lecteurs potentiels, je me suis lancée.

4) À partir du moment où vous avez publié votre premier ouvrage, vous a-t-il été plus facile (ou plus difficile) de publier ensuite?

Je ne sais pas si c’est vraiment plus facile. Parce que je ne me limite pas spécialement à une catégorie d’écriture. Donc pour chaque titre, c’est un nouveau combat pour faire sa place et se faire connaître. Les maisons d’édition ont souvent un ton qui leur est propre, et si un ouvrage peut leur convenir, ce ne sera pas toujours le cas pour le suivant, d’un ton différent. Après, d’un point de vue d’autrice indépendante, c’est plus facile parce que je connais de mieux en mieux les rouages et que les lecteurs commencent à me connaître et à me suivre. Là, oui, c’est plus simple.

5) Pouvez-vous me parler en quelques mots de chacun des livres que vous avez publié ( ou s’il y en a trop, de quelques-uns de votre choix) ?

Je ne vais vous en parler que de deux, les principaux pour moi. De l’autre côté des mondes, c’est mon roman fantastique young adult. Au centre du récit, j’ai choisi des héros un peu particuliers : ce sont des adolescents en fauteuil roulant. Ils ont tous des handicaps différents, avec des origines différentes aussi, mais ils se retrouvent dans une même classe au lycée et sont rejetés par les autres. Jusqu’au jour où un nouveau professeur arrive et leur ouvre les portes vers un monde parallèle. Là-bas, ils découvrent qu’ils peuvent marcher, mais aussi qu’ils ont pour mission de sauver ce monde un peu particulier, dont ils ne connaissent pas les codes, et où des événements magiques se déroulent. C’est un titre auquel je tiens particulièrement, autant pour son univers que pour ses héros. Ensuite, Le Secret du vent, qui vient de sortir en format papier. Cette fois, l’histoire se déroule sur une toute petite île de Bretagne, presque un caillou au milieu de l’eau. Elle suit les pas de Gwenaëlle, qui fait tout pour aider les habitants de son île, les soigner, les protéger… mais qui est un peu regardée de travers parce que tout le monde la considère comme une sorcière. Elle se refuse à se présenter comme telle… jusqu’à ce qu’elle découvre le secret de sa naissance et que son premier amour revienne sur l’île, réveillant par la même occasion une malédiction ancestrale. Je me suis beaucoup plue à imaginer ce lieu presque en huis-clos et les tensions qui s’y nouent.

6) Avez-vous des rituels pour écrire ?

Dans un monde idéal, j’ai une théière de thé à côté de moi et de la musique qui joue en sourdine, que je choisis en fonction de l’atmosphère du récit. Ce n’est pourtant pas tous les jours possibles. Certains jours, j’écris juste quelques lignes, brièvement, quand l’occasion se présente, pour ne pas sortir du récit. Je fais beaucoup de recherches et de réflexion en amont du récit. Pour De l’autre côté des mondes, je me suis renseignée sur la physique quantique, par exemple. Et j’avais tracé des cartes de ce territoire. Mais une fois que je suis lancée dans le récit, j’avance, tout simplement, sans plan, en me laissant porter par l’histoire.

7) Que voulez-vous transmettre à travers vos livres?

Un message de tolérance, d’ouverture aux autres. Et le refus de juger uniquement d’après les apparences. C’est vraiment ce qui sous-tend tous mes titres. Et c’est très important pour moi de faire passer ce message, même juste en filigrane dans des histoires qui relèvent de la SFFF.

8) Qu’éprouvez-vous avant la sortie d’un roman?

Du stress, de l’angoisse, de l’excitation… J’ai peur que les lecteurs n’apprécient pas le livre, le ton, le style, l’histoire, les personnages… Et je suis pressée de les faire découvrir ! C’est un vrai maelstrom d’émotions, et c’est plutôt agréable à vivre, en fait.

9) Quels sont vos futurs projets? (Nouveau livre,…)

J’ai un titre qui est actuellement présenté par un agent chez différents éditeurs. Sans en dire trop, je peux raconter qu’il parle de livres, de bibliothécaires et d’un monde post-apocalyptique. J’ai aussi terminé un roman épistolaire historique. Et je suis en train d’écrire un nouveau roman SFFF. Bref, vous risquez d’entendre encore parler de moi dans les mois à venir !

10) Quel(s) conseil(s) donneriez-vous à vos lecteurs rêvant de devenir écrivain?

D’écrire, tout simplement. Il n’y a que comme ça qu’on y arrive. De lire beaucoup, aussi, pour savoir ce qui vous plaît, vous inspirer, laisser les textes vous insuffler leur petite mécanique interne. Et puis de s’accrocher, un mot après l’autre. Parce que ce qui les attend au bout, c’est juste une formidable aventure.

Voilà pour cette nouvelle interview 🙂

Où trouver ses romans:
Le Secret Du Vent
De l’autre côté des mondes
Rencontres au clair de lune

Ses réseaux sociaux:
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