Interview d’auteur/e/s: Florence Clerfeuille

Bonjour tout le monde, aujourd’hui nous allons continuer la nouvelle série d’articles. Je vous emmène donc à la découverte d’auteur/e/s qui ont bien voulu répondre à quelques questions concernant leur métier et sur leur/s roman/s. Ce rendez-vous aura lieu tout les mercredi. Et aujourd’hui, nous continuons avec Florence Clerfeuille.

1) Pourriez-vous me raconter comment vous avez commencé à écrire ?

J’écrie depuis que je sais tenir le stylo. Adolescente, j’ai écrit des centaines de poèmes, que je recopiais ensuite consciencieusement dans des cahiers que j’ai conservés. Puis je me suis essayée à la fiction, mais sans y croire vraiment, alors j’ai abandonné. J’ai repris l’écriture un peu plus tard, pour des récits autobiographiques cette fois: récits de voyage au long cours notamment. Il n’y a qu’une demi-douzaine d’années (donc à plus de quarante ans) que je me suis mise sérieusement à l’écriture de fiction. Il m’a fallu beaucoup de temps pour croire en moi.

2) Avez-vous déjà eu un journal intime, des carnets où vous releviez des citations, des pensées,… ?

C’est drôle que tu me poses la question maintenant, parce que je viens justement de redémarrer un journal! Redémarrer, car j’en ai tenu un l’adolescence, pendant une demi-douzaine d’année. A l’époque, c’était pour me confier à quelqu’un, parce que j’étais mal dans ma peau (et je remplissais des cahiers). Aujourd’hui, c’est pour garder une trace de mes émotions au jour le jour (et c’est un fichier sur mon ordinateur). Pour les citations, j’utilise Evernote, sur mon ordinateur, qui me permet de les classer par auteur et par sujet. Sinon, j’ai un petit carnet dans mon sac à main, dans lequel je note tout ce qui pourrait être un jour utilisé dans une histoire: une phrase, la description d’un personnage ou d’un lieu, une situation, un point de départ…

3) Comment vous est venu l’idée de publier?

Je crois qu’à l’origine de toute publication, il y a l’envie de rencontrer des lecteurs. C’est ce qui m’a poussée, en tout cas: ces textes, je voulais qu’ils voyagent, qu’ils vivent leur vie propre. Je me suis d’abord auto-éditée en papier. Et puis, quand l’édition numérique est arrivée, je me suis vite jetée à l’eau: je publie sur Kindle depuis 2012.

4) À partir du moment où vous avez publié votre premier ouvrage, vous a-t-il été plus facile (ou plus difficile) de publier ensuite?

Plus facile! La première fois, c’est un saut dans le vide. On ignore tout et comme la peur vient de ce qu’on ne connaît pas, on a très peur. De la façon dont le texte va être reçu et compris (ou pas), de ce que cela va changer (ou pas) dans sa vie.
Ce premier cap passé, on se rend compte qu’on a survécu. Et que des lecteurs ont aimé ce qu’on a fait! Ils sont plus ou moins nombreux selon le cas, mais il y en a toujours. Forcément, cela donne envie de recommencer 🙂
Cela dit, après le premier, il y a une angoisse nouvelle: ceux qui ont aimé le précédent vont-ils être déçus?

5) Pouvez-vous me parler en quelques mots de chacun des livres que vous avez publié ( ou s’il y en a trop, de quelques-uns de votre choix) ?

Il commence à y en avoir beaucoup, en effet, alors je vais parler de la dernière trilogie, dont l’intégrale vient de sortir sur Kindle sous le titre Le chroeur de la vie. Ce livre regroupe Le frisson de la liberté, Le poids de la colère et Le choc de la haine.
C’est une saga familiale sur trois générations, qui retrace la vie de deux familles de la fin des années soixante à il y a quelques années, en se focalisant sur l’évolution des droits des femmes. Dans chaque tome, les héroïnes principales sont deux jeunes filles à l’orée de l’âge adulte. En 1967-68 dans Le frisson de la liberté, 1986-87 dans Le poids de la colère et 2012-13 dans Le choc de la haine.
Leur histoire est toujours intimement liée aux événements de l’époque: mai 68, la loi Veil, les manifestations étudiantes contre la loi Devaquet, l’arrivée du sida, le mariage pour tous.

6) Avez-vous des rituels pour écrire ?

Non, pas de rituels à proprement parler. Je me mets à mon bureau, devant mon ordinateur, et je tape. En général le soir, entre 21h et minuit. S’il y a trop de bruits dans la maison, je mets un casque et j’écoute de la musique. Souvent le même album en boule. S’il fait froid, je sirote une infusion. Sinon, une bière 🙂

7) Que voulez-vous transmettre à travers vos livres?

Je ne cherche pas forcément à transmettre quelque chose. J’écris aussi pour que mes lecteurs passent un bon moment ou pour leur faire découvrir des endroits qu’ils ne connaissent pas. Mais en l’occurrence, avec la trilogie dont je viens de parler, j’avais à cœur de montrer comment la situation des femmes a changé dans notre société ces cinquante dernières années. Comment il a toujours fallu que certaines se battent pour améliorer la vie de toutes.
J’espérais entraîner des prises de conscience, de la réflexion… Notamment chez les plus jeunes. Les retours de lecture que j’ai eus me laissent penser que j’ai atteint mon but. Au moins avec certaines lectrices.

8) Qu’éprouvez-vous avant la sortie d’un roman?

Un mélange d’excitation, de tristesse et d’angoisse.
Excitation, parce que j’ai hâte de voir comment le livre va être reçu.
Tristesse, parce que c’est la fin d’un projet et que des personnages qu’on a façonnés aimés sont difficiles à quitter.
Angoisse, parce que je me demande comment le livre va être reçu…

9) Quels sont vos futurs projets? (Nouveau livre,…)

Je travaille sur une nouvelle trilogie, dans le genre policier. On y retrouvera Marc et Manon, les deux journalistes enquêteurs du Chat du jeu de quilles (un trilogie que j’ai publiée en 2014-2015), mais dans un autre contexte. Le premier tome devrait sortir au mois de mai 2018.

10) Quel(s) conseil(s) donneriez-vous à vos lecteurs rêvant de devenir écrivain?

D’abord se dire que c’est possible. Sinon, cela n’arrivera jamais!
S’autoriser à écrire et le faire, encore et encore. Plus on écrit et les mots s’enchaîne facilement.
Faire lire ses textes par des personnes qui sauront êtres critiques, mais bienveillantes. Ce n’est pas toujours facile à trouver, même (pour ne pas dire surtout) parmi ses proches. Heureusement, aujourd’hui, avec Internet, on peut entrer en contact avec des tas de gens.
Que l’on choisisse de s’auto-éditer ou d’envoyer son manuscrit à une maison d’édition, ne jamais proposer un texte qui n’ait pas été corrigé par quelqu’un d’autre.
S’armer de patience: même si cela arrive, il est très rare qu’un premier livre se fasse remarquer.
Ne pas se laisser décourager par les commentaires assassins: tous les auteurs en reçoivent.
Lire le plus possible et de faire plaisir 🙂

Voilà pour cette nouvelle interview 🙂

Où trouver ses romans:
Son site Web
Pour recevoir ses deux recueils de nouvelles gratuitement: c’est par ici

Ses réseaux sociaux:
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Instagram

 

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